Buenos Aires

Dimanche 21.08.2011 au Vendredi 26.08.2011 :

Eh bein ça commence bien, Jonas nous a rejoint, à l’aéroport on nous a annoncé la veille qu’il manquait un papier du nom de certificat de transit pour pouvoir admettre Billy sur sol argentin, sinon c’est retour en Suisse et dans les 2 jours SVP, y rigolent pas… Y a pas moyen !!! On se trouve un point internet histoire de réunir 2-3 éléments qui ont un air bien officiel, entête, de quoi faire un tampon etc… et nuit blanche pour fabriquer le papier à l’ordi.

En fin d’après-midi, un peu tendu quand même, mais y avait pas de quoi, c’est passé comme une lettre à la poste, Billy sort enfin, il est content, y a de quoi après ce long périple…

On en peut plus de cette ville et de cet aéroport, on trace la route direction le sud, premier truc qu’on remarque dès qu’on est hors civilisation, c’est que tout est barré… C’est fou, y a rien mais par contre y a des barrières partout, là on se trouve le long de la bahia Samborombòn.

On se trouve un coin sans barrières quand même et on se cale… ça fait du bien de dormir un peu à l’écart de la ville, on prend le temps de ranger le camion, de s’organiser un peu et on se fait notre premier pain maison, une réussite d’ailleurs.

Calage Samborombòn.jpg                                      Cabane des pêcheurs.jpg                                         Oh la belle prise.jpg

En se baladant, jérôme retrouve un portable dans l’herbe et le ramène à 3 pêcheurs qui squattent une petite cabane au bord de l’eau, le propriétaire du portable lui est très reconnaissant.

Le lendemain, les pêcheurs sont pas loin de nous et semblent avoir des petits soucis mécaniques avec leur vieille caisse… Kevin se motive à aller leur filer un coup de main et la voiture redémarre… Soulagés, ils nous offrent du poisson et nous propose de venir manger avec eux à la cabane, proposition intéressante que nous acceptons avec plaisir.

Au menu poisson, de la carpe fraichement pêchée à la Parilla (au grill), trop bon vraiment !!! Petite soirée tranquille autour du feu à essayer de se comprendre comme on peut avec les mains et des mots qu’on invente mais qui sonne assez bien espagnol.

Le lendemain, on aide les pêcheurs à vider les filets, l’eau est glaciale et le vent souffle fort, résultat de la pêche, une trentaine de carpes de plus ou moins 6kg, belle prise à nos yeux.

L’un des pêcheurs, Ramon, nous invite chez lui, on accepte avec plaisir en se disant que ça nous permettrait de développer notre espagnol qui n’est pas fameux.

C’est parti, en route direction Varela à environ 120km d’où on se trouve, heureusement pour eux qu’on ait accepté car même pas 20 bornes après qu’on soit parti voilà qu’ils tombent en panne d’essence… on leur donne un fond qu’on siphonne dans notre groupe électrogène, quelques bornes plus loin le 6 cylindres carbu 3.0l de leur Ford Falcon a déjà tout bu. On va leur chercher un jerricane à la prochaine station et 70 bornes plus tard… plus de jus ! Là on abandonne, leur caisse consomme 2 fois plus que le camion, on les remorque à la prochaine station où ils feront le plein de gaz, nettement moins cher ici.

 Ford Falcon en panne.jpg                          Acceuil chaleureux chez Ramon.jpg                              chez Ramon.jpg

Arrivé chez Ramon, dans un quartier pauvre genre bidonville, y a des tas de poubelles qui brûlent dans les coins de rues, les routes du quartier sont en terre, les maisons sont majoritairement des sortes de cabanes en tôle ondulée.

Accueil très chaleureux, on commence par nous couper des branches de l’arbre qui empêche le camion de passer sur le terrain… on en attendait pas autant. Y a du monde qui débarque, on passe une bonne soirée, on mange, on boit, on se marre bien une bonne soirée quoi.

 

Samedi 27.08.2011 au Lundi 05.09.2011

Durant la soirée de notre arrivée chez Ramon, Marco, un des trois pêcheurs nous a proposé de nous apprendre à chasser le tatou… alors pourquoi pas, on se la joue local et c’est parti, le lendemain près de 200bornes avec le camion et tout plein de monde qu’on ne connaît même pas, bonne ambiance, tout le monde est content.

Sur place y a pas grand-chose, des champs et une rivière, on prend des sots d’eau ainsi qu’une pelle et c’est parti. Le concept de la chasse aux tatous est hyper simple, tu balances des sots d’eau dans le terrier, t’attends, tu le chope, tu le tue. Le concept est simple mais y a pleins de subtilités mais après une journée pareille on est devenu de vrais pro. A noter que la chasse selon la tradition locale se pratique bouteille à la main !

Chasse tatous.jpg                                   chasse tatous.jpg                                   chasse tatou.jpg

Le lendemain on append à dépecer le tatou et à le préparer, tout un art, franchement c’est muy rico comme on dit par ici, bonne expérience.

On se renseigne pour rajouter des lames de ressort au camion car elles tirent un peu la gueule vu comme on est chargé, convaincu par le prix et l’expérience du gars qui fait que ça depuis près de 50 ans, on prend RDV pour mercredi.

On est vraiment satisfait du job, travail propre rien à dire, résultat 1400pesos (environ 280.-chf) tout compris pour rajouter 2 lames par côté, 300pesos (60.-chf) pour la main d’œuvre alors qu’ils se sont fait chier une journée complète à grailler sur le bord de la route dans de la terre à déposer l’essieu…  et à 3 en plus.

Comme prévu quelques jours auparavant, nous retournons à la Bahia Samborombòn accompagnés de Ramon, son neveu et José pour la seconde partie de pêche, histoire de tester ces nouvelles lames de ressort sur le chemin bien chaotique qui mène à la petite cabane des pêcheurs. Résultat satisfaisant pour les lames mais ça n’empêche qu’on s’embourbe, quelques coups de pelle et 2-3 cailloux sous les roues plus tard on ressort tranquilles, rien de grave. Pour ce qui est de la pêche, sans commentaires… on attrape juste de quoi bouffer, il y a trop de vent, la marée ne remonte pas. Par contre, on ne sera pas venu pour rien, on a passé une trop bonne soirée en compagnie d’autres pêcheurs super généreux,  ils nous on offert l’Asado (grillade de bûcheron), une machette à Jonas et un beau gilet à Kevin, on boit, on rigole, on passe d’excellents moments tous ensemble. Du coup pour le lendemain soir, Lalo, le frère d’un des pêcheurs présent ce soir nous invite chez lui pour manger un cochon de lait, le deal c’est on amène la bière, il fait péter le cochon, ça nous convient.

Bahia Samborombòn.jpg                               Asado de bûcheron.jpg                                 13.jpg      

On part dans la matinée pour arriver chez Lalo aux alentours de 12h00, presque 200 bornes, mais pour eux c’est pas loin… Une fois chez Lalo, c’est quelque chose, belle maison, beau jardin et l’accueil est chaleureux, à l’Argentine quoi. On commence par boire, pour ce qui est de la bouffe… trop trop bon, on s’est rempli la panse à se faire exploser ! la journée coule gentiment tout comme la bière, si ton verre n’est pas fini, c’est pas grave, Luis anticipe et te le rempli, au final on aura bu qu’un seul verre ! On discute, on refait le monde, on boit, on danse la Polka, on tire au fusil dans le jardin, une soirée tout ce qu’il y a de plus normal.

chez Lalo.jpg                                  le vrai cowboy.jpg                                       petite session de tir nocturne.jpg

Voilà, depuis notre rencontre avec Ramon et les autres ça fait déjà presque 10 jours qu’on stagne dans la région de Buenos Aires sans avancer, mais bon ça va c’est pas comme si on avait encore une longue route à faire ! Réparation du filtre à air du camion dans le jardin, il est tombé pendant la piste à cause des vibrations, les adieux  et hop  on s’en va direction plein sud…

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