De Buenos Aires à Valdès

Mardi 06.09.2011 au Lundi 12.09.2011 :

On est repartis sur les routes tout se passe bien, on se trouve un petit coin bien calé entre les imposants arbres le long de la Ruta 3, petit feu au bois d’Eucalyptus, ça sent trop bon, on se grille un poulet et au final on s’y sent si bien qu’on y passera la nuit. Kevin part se promener avec Billy pendant que Jonas et Jérôme se construisent des frondes avec le bois des fameux Eucalyptus, hyper solide comme bois. En se promenant, Kevin rencontre un chien errant, il est tellement maigre que pour la peine il lui offre une royale gamelle de croquettes, hésitant au début puis il finit par tout avaler et suite à ça c’est bon on a un nouveau pote… il est trop cool ce chien ça fait vraiment de la peine, il a une infection à l’œil, c’est pas beau à voir. Au petit matin il est  toujours là devant le camion, Kevin part se promener avec Billy et lui, il obéit, il suit, il est vraiment au top ce chien mais malheureusement on peut pas tous les ramasser, on le laisse là face à son destin de pouilleux errant mais c’était dur.

au milieu des eucalyptus.jpg                             notre pote le pouilleux.jpg             

Lendemain, arrivée à Mar del Plata, destination touristique au bord de la mer… franchement, rien d’exceptionnel, c’est juste une ville et pas belle en plus ! On trace pour se caler au bord d’une route entourée d’Estancia (exploitation agricole) à environ 50 bornes de Necochea, contrôle de police durant le souper, rien à signaler, ils nous questionne sur ce qu’on faisait là et nous indique un meilleur coin selon eux, rien à faire on préfère rester là.

Au petit matin on trace la route jusqu’à une station service équipée du WI-FI, tant mieux on profite d’avancer le site internet et de discuter budget itinéraire.

Arrivés à Bahia Blanca, on fait nos grandes courses pour  attaquer la Patagonie, c’est une grande ville assez sympa, on y trouve tout ce qu’il nous faut on fait le plein et hop on trace.

Ahah… un barrage sur la route, mais que peut-il bien se passer ? Oh non mon dieu c’est les forces spéciales de la brigade anti fruits et légumes !!! On se fait niquer tout notre stock de pommes, oranges, poivrons, etc… ils passent même les trognons de pommes qui trainent dans la poubelle au broyeur ! D’après ce qu’on a compris, ils sont là pour éviter la propagation d’une certaine mouche du fruit. On repart super content après avoir passé le camion au désinfectant.

Et voilà c’est fait, on se trouve à Rio Colorado, première ville de Patagonie, le long de la route, on voit un camion Mercedes comme le nôtre, on s’arrête histoire de boire un Mate (boisson traditionnelle) avec le gars. Il fait du commerce Nord-Sud de tout et n’importe quoi, son camion, c’est son gagne pain et franchement ça semble être le bon plan, Monsieur a l’air de bien s’en sortir. Il nous apprend qu’il a payé son camion 80’000pesos (16'000.-chf), et SVP nettement plus pourrit que le nôtre (excepté ses enjoliveurs de roues chromés dont il est si fier), en fait il s’avèrerait que ce type de véhicule est très côté ici réputé pour sa faible consommation et sa robustesse, bon à savoir.

oh le beau 608D.jpg                         un gars sympa.jpg                        oh le 608D.jpg

Suite à cette belle rencontre, nous continuons la route vers le sud, le long des lignes droites interminables  il y a pleins d’oiseaux qui traversent la route et sont calés au bord… ahah n’ayant rien pour accompagner les pâtes de ce soir on se dit pourquoi pas tester d’en choper un ! On ralentit, se poste sur le bord de la route et hop à la fronde… de nombreux essais infructueux jusqu’à ce que Kevin en touche un, bingo ce soir on ne mangera pas végétarien. Déplumage  vidage et préparation  du zozio, avec un petite sauce et des oignons grillés mmmm muy rico ! Bien calés on dormira au bord de la route en pleine Pampa (zone sèche et désertique).

zozio killer.jpg                          et un zozio à la casserole.jpg                       y a rien de rien.jpg   

Après toute cette route ennuyeuse à crever, on voit sur notre carte qu’il y a possibilité de bifurquer vers la gauche et de rejoindre la mer, sitôt dit, sitôt fait, on prend la route qui par la suite se transforme en piste pourrie façon tôle ondulée, tellement pourrie qu’on en est obligés de dégonfler les pneus histoire d’atténuer les chocs. Arrivée à playa Doradas, charmant petit bled au bord de la mer, complètement mort en attente de la saison touristique, va bien on sera tranquilles, il y a des kils et des kils de plage vraiment jolies et sauvages. On descend un peu plus près de la côte, on sort Billy qui part se balader tranquillement, il s’éloigne, Kevin le rappel et ce con ne répond pas il est parti bouffer le poisson que grillait des gens derrière une colline… Ils n’ont rien osé lui dire, bref on profite de la situation pour faire connaissance, ce sont des pêcheurs, ils nous disent que c’est un bon coin, ok, suite à ça on se motive, sort le filet, la canne et en avant pour une petite partie de pêche. Pour le filet on oublie vite, un des pêcheurs vient nous dire qu’il y a trop d’algues et que ça risque de l’emporter, et pour la canne on rentrera bredouille, pas de poisson au souper ce soir. On se fait quand même un petit feu, manque de bois on innove et utilise de la bouse séchée… ça marche bien. On dormira là tranquilles avec juste le bruit du vent et des vagues, très agréable.

playa Doradas.jpg                          tentative de pêche.jpg                        nuit tranquille au bord de l'eau.jpg

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